La tête, d'abord haute, finit ensuite baissée : le nez dans les exercices donnés par la prof de maths, on travaille...
La main s'agite, le stylo suit les mouvements de l'index et du majeur, des courbes se forment sur le papier qui bruisse à chaque glissade du stylo, l'exercice progresse... Lentement, mais surement...
Puis vient l'ennui, conséquence d'un cours moyennement intéressant et d'une fatigue accumulée par le manque de sommeil. La vue se trouble, les lettres et les chiffres tanguent sur la feuille, Les remarques du professeur deviennent semblables à des échos lointains...
Puis apparaît l'ami, celui qui ne veut pas s'ennuyer, celui qui te sauve de la lassitude et t'extirpe du sommeil. Il taquine, parle de tout et de rien et cherche un changement dans ce cours de maths qui devient d'un coup moins singulier...
Cette heure pénible nous rend fou. Cette folie s'affiche sur nos visages. Les yeux globuleux, les sourires affreux, telles furent les têtes que nous faisions... Et telles furent les têtes que Raphaël eut prit en photo, sur son appareil-photo couplé à son portable...
Merde...

